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Le romantisme du Prophète Muhammad en 5 exemples

Quand je lis la biographie du Prophète Muhammad et que je compare son comportement avec celui des hommes musulmans de nos jours, comment dire… je me demande comment on a fait pour en arriver là. Loin des horreurs que des ignorant·e·s (qu’ils·elles soient musulman·e·s ou non) attribuent à tort à l’islam, le Prophète n’a jamais levé la main sur une de ses épouses, mais était au contraire doux et respectueux. Cela va plus loin : il était aussi romantique, comme le prouvent ces 5 exemples tirés de sa vie.

 

1) La majesté de la Lune

 

Alors que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) raccommodait ses chaussures (car il aidait aux tâches ménagères, à bon entendeur…), il remarqua que son épouse Aisha (que Dieu soit satisfait d’elle) l’observait. Il lui demanda :

Que se passe-t-il ?
Si Abu Bukair Al-Huthali, le poète, t’avait vue, il aurait su que son poème était pour toi.
Qu’a dit le poète ?
– Abu Bukair a dit que si on admirait la majesté de la Lune, elle scintillerait et illuminerait le monde pour être vue par tous.

Le Prophète se leva alors, se dirigea vers Aisha, l’embrassa entre les yeux et dit :

Wallahi ya Aisha (je jure par Dieu, ô Aisha), c’est ce que tu es pour moi et plus encore.

2) La trace des lèvres

 
Dans un hadith (parole, acte ou jugement du Prophète) rapporté par Muslim, Aisha raconte :

Quand je buvais quelque chose, (…) puis que je le donnais à boire au Prophète, il buvait en posant ses lèvres là où j’avais mis les miennes.

Il en faisait de même lorsqu’il mangeait après elle, prolongeant ainsi leur connexion jusque dans ces détails.
 

3) Le nœud fermement noué

 

Le Prophète Muhammad n’hésitait pas à exprimer son amour à son épouse Aisha. Elle lui demanda comment était son amour pour elle, ce à quoi il répondit : « Comme un nœud fermement attaché. »

Parfois, elle lui demandait : « Comment est le nœud ? »
Il la rassurait alors : « Aussi solide qu’au premier jour ».

 

Mon. cœur. fond.

Loin des coups de foudre et des feux de paille, il s’agit ici d’un amour qui ne s’amenuise pas avec le temps, mais au contraire qui grandit…

 


Source : IslamicArtDB
 

4) Déclaration publique

 
Le Prophète n’avait pas non plus peur d’affirmer publiquement son amour. Un de ses Compagnons, Amr Ibn Al-Ass, raconte dans un hadith rapporté par Bukhari :

J’ai dit au Prophète : « Quelle est la personne que tu aimes le plus ? » Il m’a répondu : « Aisha ». Je lui ai dit : « Et parmi les hommes ? » Il m’a répondu : « Son père » [Abou Bakr]. (…)

Même en citant Abou Bakr, son plus proche compagnon, il l’a fait en mentionnant son lien de parenté avec sa bien-aimée, Aisha.
 

5) L’épisode du collier

 

En islam, lorsque, pour différentes raisons, nous ne pouvons pas faire les ablutions qui précèdent la prière avec de l’eau, nous pouvons procéder à une ablution sèche appelée « tayamum », avec de la terre ou du sable.

 

[…] Si vous êtes malades ou en voyage, ou si vous venez de satisfaire vos besoins naturels, ou si vous avez approché une femme et que vous ne trouviez pas d’eau, utilisez alors de la terre propre pour vous en essuyer le visage et les mains, car Dieu est Indulgent et Miséricordieux.
Sourate 4, verset 43

 

Ce que nous ignorons souvent, c’est que le verset accordant cette facilité aux musulman·e·s a été révélé suite à ce que nous appelons « l’épisode du collier », relaté dans le Sahih Muslim. Aisha avait accompagné le Prophète lors d’une expédition. L’armée fit une halte au moment de la prière du soir et s’apprêtait à repartir lorsque Aisha réalisa qu’elle avait perdu le collier qu’elle portait.

 

Quelle fut la réaction du Prophète, sachant qu’ils se trouvaient dans une région désertique et qu’il n’y avait pas de point d’eau à proximité ? Remit-il les troupes en route pour trouver un point d’eau auprès duquel passer la nuit et faire leurs ablutions pour pouvoir prier ? Non. Malgré les protestations de ses Compagnons qui trouvaient le motif de cette halte futile, le Prophète fit établir le camp à cet endroit, et envoya ses Compagnons à la recherche du collier dans les sables du désert, pour réconforter son épouse.

 

Tel était le Prophète : il n’hésitait pas à interrompre la marche d’une troupe entière, en temps d’hostilité, dans une région désertique où il n’y avait pas de point d’eau auprès duquel établir un camp ; tout cela pour retrouver le collier perdu de sa femme Aisha.

 

Crédit image à la une : Arwa photographer
 
Sources :

1) Narration de Dala’el Al-Nubuwa pour Abu Nu’aim, avec un isnad incluant Bukhari et Ibn Khuzaina
2) Sahih Muslim
3) Abu Nu’aym dans Hilya al Awliya (2/44), cité par Hafiz Ibn Hajar dans Lisan al Mizan (n° 760), et par Al Shawkani dans Al Fawa’id al Majmu’a fi al Ahadith al Mawdu’a (n° 1180)
4) Sahih Bukhari
5) Sahih Muslim (n°550)

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